Environnement

Qualité de l’air

Cet indicateur évalue les niveaux de pollution de l'air à partir des trois principaux polluants : dioxyde d'azote (NO2), ozone (O3) et particules fines (PM10) - mesurés par les stations de l'Espace Mont-Blanc.

PM10 [µg/m³]

Les PM 10 sont des particules fines dont le diamètre est inférieur à 10 µm (c'est-à-dire 1 millionième de mètre). Leur origine peut être naturelle avec les éruptions volcaniques, l’érosion et les feux de forêt ou anthropique avec la combustion de biomasse, de combustibles fossiles et les centrales thermiques. Les PM 10, incluant les particules fines, très fines et ultrafines sont dites respirables et peuvent pénétrer dans les bronches.
La valeur recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé est 20 μg/m3 en moyenne annuelle.

Les données présentées correspondent à la moyenne annuelle des moyennes quotidiennes de particules fines. Pour tous les sites de mesure de l’Espace Mont-Blanc, la tendance de la concentration en PM 10 est en diminution entre 2000 et 2016. Le maximum de concentration en PM 10 est observé en 2001 sur le site de mesure des Bossons avec 53,8 μg/m3, mais une forte diminution est observée jusqu’en 2014 avec une concentration en PM 10 de 15,4 μg/m3.

NO2 [µg/m³]

Le dioxyde d’azote, polluant majeur de l’atmosphère terrestre, provient principalement des combustions (chauffage, production d’électricité, moteurs de véhicules automobiles et bateaux). Emis constamment, ce gaz forme des nitrates qui composent les pluies acides et qui participent à l’acidification des eaux douces. Sous l’action des rayons UV, il produit de l’ozone dans la troposphère, couche basse de l’atmosphère au contact avec le sol. Le NO2 est irritant pour les bronches et peut accentuer les symptômes chez un enfant asthmatique avec une exposition longue durée.
La valeur recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé est 40 μg/m3 en moyenne annuelle.

Les données présentées correspondent à la moyenne annuelle des moyennes horaires de concentration de dioxydes d’azote. Le site de mesure des Bossons voit ses valeurs de concentration en NO2 au-dessus du seuil de 40 μg/m3 sur la période 2001-2016. Alors que le trafic dans le tunnel du Mont-Blanc ne cesse d’augmenter sur cette période. Le maximum de concentration en NO2 est observé en 2012 sur le site de mesure des Bossons avec 57 μg/m3.

O3 [µg/m³]

L’ozone, gaz à effet de serre, est un des principaux polluants de l’atmosphère urbaine et est appelé “secondaire” car il n’est pas directement émis dans la troposphère (couche de l’atmosphère la plus basse) mais est formé dans cette dernière par réaction chimique avec les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatiles (COV). La concentration de ce gaz dans la troposphère est surveillée puisque l’ozone a des effets sur la santé comme des irritations des voies respiratoires. Il est également un inhibiteur de la photosynthèse et donc de la croissance des plantes. L’ozone présent dans la troposphère n’est pas à confondre avec l’ozone de la haute atmosphère, formant une couche protectrice.
La valeur recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé est 100 μg/m3 en moyenne sur 8 heures.

Les données présentées correspondent à la moyenne annuelle des moyennes horaires de concentration de d’ozone. Les concentrations en ozone sur tous les sites de l’Espace Mont-Blanc stagnent voire diminuent sur la période 2000-2017. Le maximum de concentration en ozone est observé en 2008 sur le site de mesure de l’Aiguille du Midi avec 94,4 μg/m3.

Métadonnées

Dernière mise a jour:

09/02/2017

Source des données

Haute-Savoie : Association Air Rhône-Alpes
Vallée d'Aoste : ARPA VdA
Valais : Etat du Valais

Qualité de l'information

3

Couverture spatiale

Stations météorologiques : 4 (Haute-Savoie) ; 3 (Vallée d'Aoste) ; 1 (Valais)

Métadonnées qualité de l'air
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